La question est posée, que pouvons-nous faire face à la toile web qui subit un essor sans précédent ? La littérature dite
« papier » a-t-elle encore un avenir face aux « iBooks » ou autres « P.D.A. » ?
En effet, il est bien loin le temps où le plaisir de la lecture, du voyage épistolaire, passait avant tout par l’euphorie de sentir, au sens propre aussi bien qu’au figuré, ces pages aux caractères sentant encore l’encre.
Quand est-il désormais des ouvrages qui trônaient fièrement dans les rayons de ces temples de la connaissance et de la méditation. De nos jours ces lieux sont devenus bruyants, modernes, technologiquement archaïque. Impossibles d’avoir tel ou tel ouvrages, car il n’est même plus besoin de les commander, car ils sont déjà-en-ligne.
Je ne dis pas que le réseau est inintéressant, car offrant moult possibilités, ainsi qu’une somme de savoir prodigieuse, cela aisément accessible à tout un chacun qui plus est. Mais cela n’a-t-il pas perdue de son charme ? Peut-être suis-je déjà vieux avant l’heure, de croire encore qu’un bon « bouquin » comme-on-dit est plus satisfaisant que ses écrans luminescents, qui comme des dieux du savoir scintillent de mille feu.
Sans doute aussi cela est chimérique de croire encore aux vertus de ces établissements étranges où le papier même-pas-recyclé est roi. De plus, plein d’avantage contrebalance ce rêve, car le réseau offre bien entendu la possibilité de stocker, d’archiver, et même de transporter aisément une quantité impressionnantes de savoir. Mais vous ne m’enlèverez jamais de la tête, qu’un bon livre sentant le renfermé n’est pas un régal, tant le décalage et le voyage dans un autre monde nous fait faire une pause avec ce chaos de civilisation ambiant.